Conseils pour le choix d’un chien

Votre mode de vie convient-il à un chien ?

Les siècles de domestication ont façonné le chien et l’ont attaché à l’homme. « Son » maître est la seule chose qu’il possède : il le nourrit, le guide, constitue sa famille. Ce qui implique pour toute famille qui adopte un chien de lui consacrer du travail, du temps, de l’argent.

Il doit être élevé avec amour et se sentir bien. Il faut également savoir ce que le chien attend de nous et ce que nous pouvons en attendre. A cette condition seulement peut se nouer la belle et unique relation entre l’homme et le chien.

Les points suivants sont importants

  • Êtes-vous prêt à consacrer deux à trois heures par jour à votre chien, et cela pendant 10 à 15 années, longévité qu’un chien peut atteindre.
  • Votre situation familiale et professionnelle est-elle compatible avec la présence d’un chien ? Un chien ne doit pas rester seul plus de quatre heures par jour.
  • Qui prendra soin du chien si vous êtes malade ?
  • Pouvez-vous vous permettre d’avoir un chien ? L’équipement, la nourriture, le vétérinaire, l’assurance constituent des frais dont le montant varie selon les races, et que vous devez prévoir dans votre budget.
  • Votre propriétaire permet-il que vous ayez un chien ?
  • Les autres membres de la famille sont-ils d’accord ? Vous ne pouvez adopter un chien uniquement parce qu’un enfant le souhaite.
  • Un membre de la famille souffre-t-il d’allergies aux poils de chien ? Dans le doute, consultez un médecin avant d’acheter un animal !

Quel chien vous convient ?

Les nombreuses races, et leurs croisements, ne se différencient pas seulement par leur aspect, mais également par leur personnalité et leur caractère.

Voici ce qu’il importe de savoir :

Chien de race ou bâtard ?

Il est indispensable de vous renseigner avec précision sur l’espèce, ou de vous faire une opinion des parents s’il s’agit d’un bâtard.

Les bâtards

Il existe environ 330 races de chiens, mais de nombreuses personnes choisissent pourtant un bâtard. En plus du coût moindre, les arguments sont les suivants : « Le bâtard est plus intelligent, il a une santé plus résistante et meilleur caractère ».

C’est à la fois vrai et faux, un bâtard peut avoir hérité de maladies, ou de traits de caractère qui poseront des problèmes plus tard. Si vous ne connaissez pas les parents du bâtard, vous risquez des déconvenues ultérieures.

Le chien de race

Vous savez à quoi vous en tenir ; l’aspect et la personnalité de l’animal sont dûs à l’élevage sélectif pratiqué depuis des générations. Mais vous devez savoir dans quel but cette race fut élevée, et à quelle tâche elle était consacrée, parce que cela influe toujours la personnalité et les exigences du chien. Le teckel par exemple, fut élevé à l’origine pour la chasse. Il est encore utilisé comme chien de chasse de nos jours, mais c’est également un chien de compagnie des plus appréciés. Sa tâche à la chasse consiste à se glisser à l’intérieur du terrier du blaireau ou du renard, ce qui requiert courage esprit d’indépendance. Voilà l’origine du caractère « entêté » qui caractérise ce petit chien, trait de personnalité qui rend son éducation parfois difficile.

Sachez également que l’élevage retient surtout les critères de « beauté’ et d’exotisme, aux dépens parfois de l’état de santé. Ainsi, il existe des races qui sont prédisposées aux problèmes d’articulation de la hanche ou aux maladies oculaires.

Important : que vous choisissiez un chien de race ou un bâtard, soyez conscient des qualités que vous attendez d’un chien. Désirez-vous un gentil compagnon de jeux pour vos enfants, un animal infatigable qui vous accompagne dans vos promenades à bicyclette ou un mignon petit chien ?

Vérifiez auprès des propriétaires du chiot, dans les clubs et par des lectures, si le chien présente vraiment les qualités que vous recherchez.

Il faut également savoir que tous les petits chiens ne sont pas de dociles animaux de compagnie. Le terrier du Yorhshire, qui autrefois capturait les rats, a un caractère très affirmé. C’est pourquoi il doit être élevé avec autant de fermeté qu’un gros chien.

Conseil : plus la taille du chien est grande, et plus il a besoin de place et de mouvement. Faire vivre un bouledogue ou un lévrier afghan dans un studio relève de la torture.

Un mâle ou une femelle ?

La femelle passe pour plus affectueuse et plus facile à élever que le mâle. La période des chaleurs, qui se produit tous les six mois, pose des problèmes aux propriétaires.

Tous les mâles du quartier manifestent sans vergogne leur intérêt, ce qui rend souvent les promenades très pénibles. De plus, il faut éviter que la chienne ne soit engrossée à votre insu. La castration permet d’éviter cela.

Les mâles sont souvent plus agressifs que les femelles, parce qu’ils veulent s’affirmer face aux autres mâles. Et si une femelle en chasse passe près deux, rien ne pourra les empêcher de se rendre auprès de la belle.

Où acquérir votre chien ?

Chez un éleveur : vous aurez les adresses par La Société Centrale Canine.

Chez les éleveurs amateurs et chez les particuliers qui n’appartiennent à aucune association : vous pouvez les contacter en lisant les annonces dans la presse ou sur internet. Faites preuve de discernement.

Dans les refuges et auprès d’associations privées qui recueillent les animaux. Il est louable de venir y chercher un chien, mais ne poussez pas trop loin votre bonté ! Plus un animal a vécu dans un refuge et plus il a du mal à s’habituer à sa nouvelle demeure. Il faut alors avoir une longue expérience des chiens, pouvoir donner amour, patience et temps.

N’achetez pas chez des éleveurs qui proposent plusieurs races, sans montrer la mère du chiot, ou qui ne fournissent que de vagues indications sur l’origine du chien. De nombreux chiens, importés ou elevés en masse, sont souvent malades ou perturbés.